07/10/2008on se manque ou on se loupe j'aimerais un entre-deux 06/10/20082h41, à droite chez moi, à gauche, détour à toi.
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03/10/2008Dis, on se le fera, ce livre d'histoires? 26/09/200824/09/2008tu te souviendras d’une odeur de sainteté presque désabusée tu te souviendras du parfum de terre des rêves déconcertés tu te souviendras des nuages des fumées et qu’au fond il n’y avait pas de fin 20/09/2008je me souviens de la fumée sans fin J’ai voulu penser que ce pourrait être vous. Je suis reparti en promenade, ai recherché les indices et me suis laissé croire en la surprise. J'ai besoin du manque pour réussir à identifier le désir. Mais à force c'est comme si le manque devenait le plaisir qu'il remplace. 18/09/2008Je n’ai pas reconnu ton parfum. Je me souviens du temps où je m’en shootais pour réveiller les images et sensations associées à nos rencontres, des parkings que j’espère un ami saura raconter, des embrassades démesurées, des coins du feu des avant le départ, des morceaux choisis, mais là j’ai mélangé et ce n’était déjà plus toi .
J’ai retenté l’expérience et recherché sans succès la pulsation attendue.
Sans le savoir, j’avais déjà dû te tuer.
Alors j’ai voulu imaginer te revoir et réactiver les connexions qui s’étaient rompues au fil du deuil qu’il avait bien fallu m’imposer. Puis je me suis interrogé, était-ce cette pulsation qui me manquait, ou bien toi en tant que celui qui l’avait générée. Est-ce qu’un autre avait déjà pris ta place, est-ce que tu pouvais être remplacé ? Et si finalement je ne t’avais jamais aimé, et si on n’aimait jamais que soi ?
J’ai regardé le petit flacon : et si ce n’était simplement pas le bon ?
15/09/2008Qui est cet homme qui me suit du regard quand je prends les précautions d'usage pour me protéger, le protéger, d'une histoire à moitié.
10/09/2008Je n'ai pas été attentif, c'est vrai, et sans doute très égoïste. Je t'écris comme on parle au vent, en espérant sans y croire qu'un souffle t'atteindra et que les mots ne resteront pourtant pas sans écho. Nous avions un lien exceptionnel, tu as choisi de le briser parce que je ne lui ai pas laissé la priorité qu'il méritait. Tu l'as fait durement, ça te semblait nécessaire, ça ne pouvait plus durer. Tu n'as jamais eu conscience de combien tu comptais pour moi, parce que je ne l'ai pas montré d'une façon que tu aurais pu voir. Tu me trouves léger sans doute, et je ne peux pas remettre en cause la perception que tu as de moi, de mon indécision. Alors, de toi, c'est un jamais plus jamais que j'ai reçu. Une fin que je n'ai jamais entrevue. C'est ce que tu m'apprends, intentionnellement ou pas, la fin, une fois pour toutes. Pourtant je creuse, je cherche encore, comment te revoir, comment te faire savoir si tu ne me lis plus. Je t'imagine voyant mes messages, cliquant leur suppression, sans ouverture, sans regret. Je n'existe plus pour toi et tu es encore là pourtant, tu ne penseras plus à moi, tu ne m'écriras plus, tu fais le mort. 04/09/2008little fannymais déjà c'est la nuit qui se fige
dormir ainsi le cachet tout prévu
pour comprimer ce manque accablant de lui.
avant je lirai quelques pages de Jane Austen... 27/08/2008Faut s’y faire. J’ai relu tes vieux messages, je ne jette rien, même si je perds tout, celui quand je t’avais quitté, c’est de bonne guerre. Par moment, j’ai tout mélangé, je ne savais plus qui tu étais, si c’était toi ou lui qui était parti, ou moi. Tout remballer, boucle bouclée, fermez les portes tout le monde est descendu, je peux repartir pour mon petit tour désormais nécessairement gagnant. 07/08/2008un mail un adieu. pour mon indécision le grand vide du monde palpable soudainement. on existait, à l'imparfait. on connaît des chansons des ne me quitte pas j'veux pas qu'tu t'en ailles si tu revenais please don't leave me this way if you leave me now don't let me down, je les chantais aussi comme une incantation, pour me faire pleurer à bas prix. je voudrais qu'on se serre encore. 02/07/2008Oui finalement ça pique. ça se reçoit sans précommande, ça s’élimine pas gentiment ; quand tu réponds dessous la porte, que tu reviens pour que je sorte, quand tu crèves de me voir ici. j’ai ton dessein collé hors norme, ton aveu ressuscité, il ne fallait pas que je m’emporte. je prends ces parenthèses, nos antithèses que je ficelle, accrochées à l’aveu qu’on abandonne. je t’envie un peu. 27/06/200802/06/2008Je crois que j’ai presque abandonné. Mes mots sonnaient faux à ses oreilles, les siens sont devenus des couteaux. On s’est déjà tout disséqué, reste que des petits morceaux. Je n’ai pas souhaité ce découpage, je pensais qu’on pouvait recoller, construire. Je n’accepte pas la fin.
Mes nuits je les passais déjà ailleurs. Lorsque je croyais que nous refaisions surface, qu’on pouvait reprendre pied, qu’il y avait du passé, du futur, un mot venait le tuer. Je n’accepte pas l’idée de la fin. Il me semble que si la possibilité de la fin m’apparaissait raisonnable, je saurais la choisir. Si l’on pouvait se dire calmement qu’on ne s’aime plus, je pourrais peut-être y croire, et nous pourrions alors nous en consoler. 26/05/2008Et ça se dit, ça, j’aimerais te voir encore. Ou bien faut tout garder dedans, couler la chape.
J’ai repensé ce rêve qui flotte, le temps indéfini. Tu as vu ce soir, le ciel était clair, après la pluie pourtant, et il était déjà tard. J’allais encore oublier l’été. Je l’aurais presque laissé passer.  |
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